Sur le TDAH
En ce qui concerne le TDAH, cette condition fait état des mêmes caractéristiques que celles des autres troubles reliés au fonctionnement du cerveau, soit une altération du microbiote, une réponse inflammatoire et une perturbation au niveau des messagers chimiques du cerveau, notamment le GABA dans ce cas-ci et celui-ci est synthétisé par les bonnes bactéries intestinales. Les facteurs de risque du TDAH sont d’ailleurs les mêmes que ceux des autres conditions liées à la perturbation du microbiote, soit une naissance par césarienne (risque de TDAH multiplié par trois), des expositions répétées aux antibiotiques, une courte durée ou une absence d’allaitement… Les personnes touchées par cette condition ont également des signes de dysfonctionnement au niveau du système digestif (constipation trois fois plus fréquente, incontinence fécale 67 fois plus élevée). (Perlmutter ; 127-135) [1-2] Il n’est donc pas étonnant qu’il soit traité par le même processus par les naturopathes et les praticiens en médecine fonctionnelle, soit en rétablissant le microbiote.
Selon une étude publiée en 2011 (groupe expérimental de 50 enfants, groupe contrôle de 50), des enfants atteints du TDAH ont pu être grandement améliorés par un régime alimentaire strict suivi durant 5 semaines et les chercheurs concluent que beaucoup d’enfants TDAH pourraient améliorer leur condition en entamant un régime exempt de produits laitiers, de blé et d’ingrédients artificiels tels que les colorants. Je vous invite à voir les détails de cette étude que j’ai résumée de façon très succincte ici [3].
Dans une autre étude de 2003 comprenant 22 enfants atteints de TDAH, la moitié du groupe a pris du Ritalin et l’autre moitié, des suppléments alimentaires comprenant des minéraux, vitamines, acides aminés, acides gras essentiels, probiotiques… selon les types de nutriments souvent déficients chez les sujets atteints de TDAH. Les enfants ayant pris les suppléments alimentaires ont obtenu des gains aussi importants que ceux ayant pris du Ritalin. La taille de cet échantillon demeure restreinte, mais montre néanmoins le potentiel de cette voie. Il est étonnant que des études de ce type n’aient pas été reproduites avec de plus larges échantillons étant donné les résultats très positifs en ressortant [4].
Or, les parents annonçant qu’ils souhaitent tenter ce type de pistes avant de débuter la médication sont parfois considérés comme étant non collaborant, voire parfois même négligeants par les établissements scolaires. Pourtant, malgré l’absence d’étude de très grande envergure, beaucoup de facteurs et de témoignages pointent dans le sens de ce type d’option. Je ne suis pas opposée à la médication, les gains des enfants sont dans plusieurs cas supérieurs aux effets secondaires, mais ceux-ci sont nombreux et fréquents et la médication ne corrige aucunement le terrain.
Plusieurs études montrent les facteurs de risque suivants concernant le TDAH : les allergies alimentaires, intoxication aux métaux lourds et toxines environnementales, les diètes riches en hydrates de carbone (glucides), les déficiences en certaines vitamines, minéraux et en amino-acides. D’ailleurs, les sensibilités alimentaires, dont le gluten, ont tout de même été bien étudiées chez les enfants TDAH et les parents de ces enfants ou adultes eux-mêmes touchés par cette problématique pourront trouver cette étude bien intéressante. « Dietary sensitivities and ADHD symptoms: thirty-five years of research » [5]. Malgré ces écrits, ces options ne sont pas nommées par le système de santé, notamment sur les sites d’information officiels concernant cette condition. J’ai même assisté à une formation dans le cadre de mon travail au cours de laquelle la formatrice rapportait que certains parents témoignaient que leur enfant TDAH semblait plus agité lorsqu’il mangeait des aliments sucrés, mais elle les informait que le sucre et l’alimentation n’avaient aucun lien avec cette condition. Conséquemment, voilà ce que les différents intervenants du système répètent aux familles… Nous en sommes donc toujours là…
Par contre, il faut prendre conscience que même lorsque des parents cessent les aliments avec des colorants artificiels (personne ne devrait d’ailleurs les consommer, TDAH ou non) et autres aliments auxquels ces personnes sont souvent sensibles tels que rapportés dans certains écrits scientifiques, les causes initiales ne sont pas automatiquement corrigées bien que ces actions diminuent les dommages et l’inflammation encourue. Il faudra effectuer un processus plus en profondeur (rétablissement du microbiote …) afin de véritablement aller à la source des problématiques et obtenir des résultats plus importants. Les enfants seront par la suite moins susceptibles d’être aussi sensibles à un nombre aussi important d’aliments [6].
J’ai lu à plusieurs reprises des articles médiatiques rapportant que les enfants provenant de milieux défavorisés reçoivent plus souvent un diagnostic de TDAH. Les journalistes s’étonnaient de ce constat et se questionnaient à savoir si une partie de ces diagnostics pourraient être erronés. Toutefois, si l’on considère la question des symptômes de TDAH dans une perspective de médecine fonctionnelle, je ne trouve pas vraiment étonnant que les enfants provenant de milieux économiques défavorisés y soient surreprésentés si l’on examine les facteurs des déterminants sociaux. En effet, la nourriture de qualité (légumes, fruits, poisson…) s’avérant plus dispendieuse, il est fréquent que ces familles consomment davantage de nourriture transformée (additifs, colorants…) et féculents qui s’avèrent beaucoup moins dispendieux (donc beaucoup plus de glucides très déstabilisants pour la flore intestinale). Fréquemment, j’ai entendu mes clients ayant un problème avec leur allocation d’aide sociale rapporter ne consommer pratiquement que des pâtes et du riz avec du beurre pour le restant du mois… Par ailleurs, les parents de ces ménages sont plus susceptibles de se trouver dans des emplois précaires avec des horaires instables, ce qui entraîne davantage de stress pour les membres de la famille. Il arrive même fréquemment que les parents doivent cumuler plusieurs emplois pour joindre les deux bouts, et que les enfants doivent se faire garder. Les enfants vivent donc davantage d’instabilité et le stress a un impact majeur sur le microbiote. Par ailleurs, nombreux sont les enfants habitant les quartiers défavorisés qui ont peu accès à des sorties à la campagne ou en nature, soit des environnements qui constituent des facteurs de protection au niveau de la santé mentale, dont le TDAH, et cela est maintenant démontré scientifiquement [7]. Les quartiers défavorisés comptent moins de parcs et une végétation moins abondante. Les enfants sont donc plus susceptibles de souffrir du «nature deficit disorder» (concept ne représentant pas un diagnostic mis de l’avant par Richard Louv [8]. Considérant l’ensemble de leurs conditions de vie, je ne trouve guère étonnant que ces enfants soient plus souvent diagnostiqués d’un TDAH.
L’autisme, ce sujet sensible…
Aujourd’hui, l’organisation des Nations Unies estime qu’environ 70 millions de personnes dans le monde présentent un trouble du spectre de l’autisme. On parle d’un enfant sur 66 au Canada et même davantage selon certaines statistiques d’autres pays [10]. Or, l’autisme présente les facteurs de risque similaires à ceux des autres maladies du système nerveux liées à l’intestin. La recherche valide que ces enfants ont d’ailleurs généralement des problèmes intestinaux, et la sévérité de la condition va de pair avec la sévérité des problèmes digestifs [11]. Ils présentent souvent certaines problématiques typiques de perméabilité de la paroi intestinale ; d’ailleurs, une étude montre que les personnes atteintes d’autisme sévère ont souvent des concentrations élevées de LPS, une molécule qui ne devrait pas se retrouver à l’intérieur de notre organisme, provoque de l’inflammation et laisse deviner une perméabilité intestinale. Bien qu’une centaine de gènes aient déjà été identifiés en lien avec l’autisme [12.], des études montrent également certaines spécificités du microbiome apparaissant souvent chez des enfants autistiques par rapport à l’ensemble des autres enfants. Par exemple, une étude montre que les enfants autistes présentent une moins grande diversité d’espèces bactériennes et trois genres bactériens sont moins nombreux chez ces enfants, soit des bactéries impliquées dans la dégradation des glucides [13.]. Par ailleurs, d’autres recherches montrent que les enfants autistes ont souvent des taux élevés de l’espèce bactérienne Clostridium. Or, ces petites bêtes aiment bien les glucides… D’ailleurs, ces personnes ont souvent une dépendance aux glucides, ce qui, en retour, favorise la prolifération de cette espèce [14-15.]. D’ailleurs, les parents d’enfants autistes me rapportent souvent le dur combat de l’heure du souper. Une mère me rapportait même que son fils n’acceptait de manger rien d’autre que du riz blanc (et parfois accessoirement un peu de poulet).
Les espèces de Clostridium produisent beaucoup d’acide propionique qui pénètre dans l’organisme lorsque la paroi intestinale est perméable – ce qui est généralement le cas chez les autistes (cet acide contribue d’ailleurs à la rendre perméable). Une fois dans l’organisme, cette substance contribue au phénomène d’inflammation, affecte les mitochondries et perturbe de nombreux aspects du métabolisme à différents niveaux. Le cerveau est très affecté par sa présence. Des études assez révélatrices ont été effectuées à ce niveau chez les rats dont les mères ont été nourries avec une alimentation riche en acide propionique. Entre 4 et 7 semaines, les rats ont développé des comportements similaires aux caractéristiques des humains autistes. Ils ont par ailleurs injecté cet acide à d’autres animaux qui ont présenté ces mêmes comportements autistiques dans les minutes qui suivaient l’injection et les comportements se stabilisaient dans les 30 minutes ultérieures. Lorsque ces rats étaient préalablement traités avec du NAC (N-acétylcystéine), ils ne présentaient pas les mêmes modifications de comportement que les autres rats suite à l’injection de l’acide. Le NAC est un précurseur au glutathion, soit un antioxydant souvent très important pour contrôler l’inflammation et les dommages reliés à l’oxydation. Le glutathion est également un élément très important dans le processus de détoxification et les personnes autistes en sont souvent carencées. Il y a d’ailleurs eu plusieurs études qui montraient les bienfaits de la prise de NAC chez les enfants autistes, bien que cela s’avérait insuffisant à corriger les facteurs en cause dans cette condition [16-19].
Mais une autre série d’études sur des souris s’avère particulièrement intéressante. Comme une grippe durant la grossesse de la mère constitue un facteur de risque pour l’autisme (j’ai bien dit un facteur de risque) des chercheurs ont injecté le virus de la grippe à des souris en gestation et les nouveau-nés présentaient des comportements autistiques. Ces souris présentaient également un intestin perméable et des concentrations d’une molécule semblable à l’acide propionique à un taux 46 fois supérieur à la normale. Le probiotique B. Fragilis leur a été administré et cinq semaines plus tard, leur intestin perméable était rétabli et les comportements autistiques diminuèrent de façon significative (comportements répétitifs, anxiété, sociabilité) bien que pas totalement (Perlmutter p. 163 à 189) [20-22]. Dans son livre « L’intestin au secours du cerveau », le Dr Perlmutter décrit davantage ces études (et d’autres) et je vous encourage fortement d’ailleurs à lire son livre où il traite de la médecine fonctionnelle beaucoup plus en profondeur que je ne le fais dans le premier chapitre du livre. Par ailleurs, contrairement à bien d’autres rédigeant sur le sujet, son livre est traduit en français et se lit facilement !
Tous s’entendent pour dire qu’il s’agit d’une condition complexe où de nombreux facteurs sont impliqués et il ne faudrait pas simplifier le tout en cherchant à incriminer uniquement un seul type de bactérie tel que les clostridiums. Pour ceux souhaitant aller plus loin, voici d’ailleurs une revue de littérature intéressante touchant à plusieurs facteurs étudiés touchant cette condition et qui décrivent notamment des études nommées ci-dessus [23]. En général, les chercheurs en sont encore à tenter de trouver l’ensemble des gènes et des facteurs impliqués dans cette condition, bien que plusieurs soient déjà identifiés, comme par exemple l’inflammation, l’exposition aux toxines environnementales [24], les carences en différents nutriments, l’oxydation, des dysfonctions au niveau des mitochondries, une flore intestinale spécifique, un intestin perméable… [25].
Selon l’avis de plusieurs praticiens en médecines alternatives traitant cette condition dont j’ai pu lire les témoignages, il faut combler les carences nutritionnelles et adresser l’ensemble du microbiome, du système digestif, et du métabolisme de l’individu avec un processus de soin complet afin d’obtenir des résultats tangibles. Il ne faut par ailleurs pas négliger l’étape de la détoxification. Les recherches tendent de plus en plus à démontrer la connexion intestin-cerveau dans l’autisme et certains chercheurs parlent de la possibilité d’agir sur le microbiome pour diminuer l’impact de la maladie [26]. Comme mentionné, c’est chose faite en médecine fonctionnelle… Ils sont de toute évidence en avant de leur temps, ou enfin plutôt, le système conventionnel est drôlement en retard … Bien que plusieurs chercheurs concluent leurs études en disant que le microbiome constitue une cible pour traiter cette condition et qu’il y a une association entre la perturbation de celui-ci et l’autisme, il y a toujours des questionnements à savoir si ce débalancement est la cause de l’autisme ou une conséquence supplémentaire d’étiologies autres, telles que le bagage génétique ; je trouve bien intéressant que les chercheurs continuent de se questionner sur le sujet et cherchent élucider cette question par différentes études. Par contre, considérant les milliers de cas rapportés de praticiens témoignant d’améliorations parfois spectaculaires de leurs petits clients en travaillant sur le rétablissement de leur microbiome, ne devrait-on pas aller de l’avant et orienter les recherches sur les résultats de ce type d’intervention ? Selon beaucoup de témoignages de praticiens, plus l’intervention est effectuée rapidement sur ces enfants (avec des rétablissements complets sur bien de jeunes enfants), meilleurs seront les résultats. De ce que je constate selon les témoignages, à peu près tous s’améliorent lorsqu’ils entreprennent un processus soutenu adressant l’ensemble des facteurs, mais ceux qui ont de très sévères atteintes et sont pris plus tard (ex; à l’adolescence) demeurent souvent avec certains symptômes persistants. Bref, ça presse… Je vous laisse un lien d’une conférence du Dr Zack Bush particulièrement passionnante sur le sujet de l’autisme pour les personnes à l’aise en anglais, mais il y en a énormément d’autres faciles à trouver. Il décrit bien l’évolution des symptômes de santé des personnes ayant un problème d’intestin et de barrière hématoencéphalique perméables et les proportions dramatiques que cette situation commence à prendre au sein de la population occidentale. Bref, une conférence dans la catégorie «frissons dans le dos» garantie… [27] Il est possible que son lien ne fonctionne plus éventuellement. Vous pourrez inscrire Dr Zach Bush sur YouTube et écouter ses différentes conférences, ou encore voir son site web : https://zachbushmd.com/. Ses conférences sont passionnantes et expliquent particulièrement bien plusieurs notions abordées dans mon livre, dont les facteurs impliqués dans l’autisme.
De plus en plus de gens commencent à témoigner de rétablissements de différentes maladies « incurables », mais le monde de la santé conventionnel demeure sceptique, ils ont tout simplement d’autres croyances. Regardez sur internet et les forums à ce niveau et vous trouverez facilement. Parmi toutes les conditions, les personnes rapportant avoir traité l’autisme sont celles qui suscitent souvent les plus vives réactions.
*** À voir sur le site du docteur et praticien en médecine fonctionnelle, Zach Bush. Je n’ai pas inclus cette citation au sein du livre, car je n’ai pas trouvé la source initiale avançant cette estimation : « Autism spectrum disorder has risen in prevalence from 1 in 5000 children in 1975 to 1 in 36 children in 2016, and the rate has been doubling every 3-4 years in the last decade in the US.
And the rate has been doubling every 3-4 years in the last decade in the US. We are on target to experience 1 in 3 children with Autism by 2035, just 16 years away. » https://zachbushmd.com/blog/autism/
Références
[1] McKeown, C., Hisle-Gorman, E., Eide, M., Gorman, G. H., & Nylund, C. M. (2013). Association of constipation and fecal incontinence with attention-deficit/hyperactivity disorder. Pediatrics, 132(5), e1210-e1215.
[2] Curran, E. A., O’Neill, S. M., Cryan, J. F., Kenny, L. C., Dinan, T. G., Khashan, A. S., & Kearney, P. M. (2015). Research review: Birth by caesarean section and development of autism spectrum disorder and attention‐deficit/hyperactivity disorder: A systematic review and meta‐analysis. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 56(5), 500-508.
[3] Pelsser, L. M., Frankena, K., Toorman, J., Savelkoul, H. F., Dubois, A. E., Pereira, R. R., … & Buitelaar, J. K. (2011). Effects of a restricted elimination diet on the behaviour of children with attention-deficit hyperactivity disorder (INCA study): a randomised controlled trial. The Lancet, 377(9764), 494-503.
[4] Harding, K. L., Judah, R. D., & Gant, C. E. (2003). Outcome-based comparison of Ritalin® versus food-supplement treated children with AD/HD. Alternative Medicine Review, 8(3), 319-330.
[5] <>Stevens, L. J., Kuczek, T., Burgess, J. R., Hurt, E., & Arnold, L. E. (2011). Clinical pediatrics, 50(4), 279-293.
[6] Thomaz F S Bastiaanssen, Caitlin S M Cowan, Marcus J Claesson, Timothy G Dinan, John F Cryan, Making Sense of … the Microbiome in Psychiatry, International Journal of Neuropsychopharmacology, Volume 22, Issue 1, January 2019, Pages 37–52,
[7] Kuo, F. E., & Faber Taylor, A. (2004). A potential natural treatment for attention-deficit/hyperactivity disorder: evidence from a national study. American journal of public health, 94(9), 1580-1586.
[8] Louv, R. (2009). Do our kids have nature-deficit disorder. Educational Leadership, 67(4), 24-30.
[9] Varese, F., Smeets, F., Drukker, M., Lieverse, R., Lataster, T.,Viechtbauer, W., et al. (2012). Childhood adversities increase the risk ofpsychosis: a meta-analysis of patient-control, prospective-andcross-sectional cohort studies. Schizophrenia Bulletin, 38(4), 661-671.“These findings indicate that childhood adversity is strongly associated with increased risk forpsychosis.
[10] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1092344/autisme-un-enfant-sur-66-recoit-diagnostic-trouble-spectre-autisme?fbclid=IwAR2AutGuvQO6HSsnJd2j6iK4g4C0aehCyO3aYuoVCy14Ioq7G7h2nnASIlY
https://www.nationalgeographic.com/science/article/141114-autism-gut-brain-probiotic-research-biology-medicine-bacteria
[11] Adams JB, Johansen LJ, Powell LD, Quig D, Rubin RA (2011) Gastrointestinal flora and gastrointestinal status in children with autism-comparisons to typical children and correlation with autism severity. Bmc Gastroenterology
[12] https://www.npr.org/sections/health-shots/2014/10/29/359818102/scientists-implicate-more-than-100-genes-in-causing-autism
[13] Kang, D. W., Park, J. G., Ilhan, Z. E., Wallstrom, G., LaBaer, J., Adams, J. B., & Krajmalnik-Brown, R. (2013). Reduced incidence of Prevotella and other fermenters in intestinal microflora of autistic children. PloS one, 8(7).
[14] Mulle, J. G., Sharp, W. G., & Cubells, J. F. (2013). The gut microbiome: a new frontier in autism research. Current psychiatry reports, 15(2), 337.
[15] Finegold, S. M., Molitoris, D., Song, Y., Liu, C., Vaisanen, M. L., Bolte, E., … & Collins, M. D. (2002). Gastrointestinal microflora studies in late-onset autism. Clinical Infectious Diseases, 35(Supplement_1), S6-S16.
[16] MacFabe, D. F., Cain, D. P., Rodriguez-Capote, K., Franklin, A. E., Hoffman, J. E., Boon, F., … & Ossenkopp, K. P. (2007). Neurobiological effects of intraventricular propionic acid in rats: possible role of short chain fatty acids on the pathogenesis and characteristics of autism spectrum disorders. Behavioural brain research, 176(1), 149-169.
[17] Derrick F. MacFabe (2012) Short-chain fatty acid fermentation products of the gut microbiome: implications in autism spectrum disorders, Microbial Ecology in Health and Disease, 23:1, DOI: 10.3402/mehd.v23i0.19260
[18] James, S. J., Rose, S., Melnyk, S., Jernigan, S., Blossom, S., Pavliv, O., & Gaylor, D. W. (2009). Cellular and mitochondrial glutathione redox imbalance in lymphoblastoid cells derived from children with autism. The FASEB Journal, 23(8), 2374-2383.
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[20] Malkova, N. V., Collin, Z. Y., Hsiao, E. Y., Moore, M. J., & Patterson, P. H. (2012). Maternal immune activation yields offspring displaying mouse versions of the three core symptoms of autism.
[21] Hsiao, E. Y., McBride, S. W., Hsien, S., Sharon, G., Hyde, E. R., McCue, T., … & Patterson, P. H. (2013). Microbiota modulate behavioral and physiological abnormalities associated with neurodevelopmental disorders. Cell, 155(7), 1451-1463.
[22] https://www.scientificamerican.com/article/gut-bacteria-may-play-a-role-in-autism/
[23] Slattery, J., F MacFabe, D., G Kahler, S., & E Frye, R. (2016). Enteric ecosystem disruption in autism spectrum disorder: can the microbiota and macrobiota be restored?. Current pharmaceutical design, 22(40), 6107-6121.
[24] Environmental toxicants and autism spectrum disorders: a systematic review. Rossignol DA, Genuis SJ, Frye RE. Transl Psychiatry. 2014 Feb 11;4(2):e360. doi: 10.1038/tp.2014.4.
[25] Rossignol, D., Frye, R. A review of research trends in physiological abnormalities in autism spectrum disorders: immune dysregulation, inflammation, oxidative stress, mitochondrial dysfunction and environmental toxicant exposures. Mol Psychiatry 17, 389–401 (2012). https://doi.org/10.1038/mp.2011.165
[26] https://www.sciencedaily.com/releases/2019/05/190530101143.htm
[27] Dr Zac Bush – Gut/Brain Injury: How, why, and what you can do about it; https://www.youtube.com/watch?v=Ea-VzpdKwrc